Victor Griffuelhes aurait-il slammé aux concerts de Sin Dios ?

Le syndicalisme révolutionnaire
Victor Griffuelhes – Espoir/CNT – 1977

Ah tiens, en fouillant au milieu d’ouvrages poussiéreux, je suis tombé sur cette brochure que j’ai glissée dans mon sac à dos de black block, manière d’avoir un truc pas trop con à lire au boulot.

Pour ceux qui connaissent pas – et à qui je ne jette pas la pierre, on n’est pas sur un blog d’érudits de l’anarchisme et du syndicalisme – le gars Griffuelhes est quand même le gonze qu’a écrit la charte d’Amiens avec ce gros macho de Pouget (ah non merde, c’était Proudhon qu’était sexiste me dit ma moitié. Pardon Emile). C’est aussi celui qui a permis l’essor et fait de la CGT du début du XX°siècle ce qu’elle était, c’est à dire l’exact contraire de ce qu’elle est en ce début de XXI° siècle. Donc, pas le dernier des cons le Victor, mais on s’en fout un peu, on n’est pas là non plus pour glorifier les barbus de l’époque.

En 1909, juste après sa démission/éviction du syndicat par les réformards de la SFIO, il l’a un peu mauvaise Griffuelhes, et il s’est pas gêné pour le dire, en bon gaillard du sud-ouest qui mâche pas ses mots, con. Cette brochure est une première mise au point de comment il conçoit le syndicalisme.

Victor se la pétait un chouïa.

 

Pour qui a déjà des notions de syndicalisme révolutionnaire, cette petite brochure n’apportera pas grand chose. Pour les autres, ça peut-être un premier pas qui débroussaille bien le terrain et ne fait pas trop flipper puisque le mot anarchisme n’apparaît jamais. En effet, ça parle syndicalisme révolutionnaire et pas anarchosyndicalisme. Un premier pas donc. [insérer petit smiley qui fait un clin d’oeil complice]

Cette réédition, supplément de la revue Espoir de la CNT-AIT, date de 1977, et bien chanceux celui qui tombera sur un exemplaire oublié. Je mets ci-dessous les premières lignes d’une étonnante actualité de l’avant-propos de l’époque, et vous invite à aller lire la suite chez le copain Fernand.

En ce temps, où le syndicalisme se galvaude dans tous les coins, poussé par des forces déprimantes et corrompues, il n’est pas sans intérêt de préciser à nouveau ce qu’est pour un révolutionnaire le syndicalisme.
Jamais le syndicalisme n’avait été ravalé, promené dans les salons, les boudoirs, les antichambres corruptrices, les officines gouvernementales comme il l’est aujourd’hui ; c’est dire par conséquent que l’ère des véritables difficultés a commencé.
En effet, au fur et à mesure que le syndicalisme a conquis un droit de cité, qu’il tendait à devenir le pivot de la vie économique du pays, il a vu surgir autour de lui des caricatures d’actions syndicales en vue de le diminuer et de l’affaiblir.

Le syndicalisme est mort… qu’ils disent !

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